Données historiques
Ce que l'air a vécu
Les mesures directes de pollution sont rares et récentes en Afrique subsaharienne. Ces indicateurs publics permettent de remonter plus loin et de suivre les épisodes en continu, à condition de lire leurs limites.
1973-2025 · Niveau C, indicateur indirect
50 ans d'air, vus depuis les pistes
Chaque jour, les aéroports notent jusqu'où porte la vue. Quand l'air se charge de particules, la visibilité baisse. Nous retenons la visibilité moyenne des jours secs, sans brouillard ni pluie, plafonnée à 10 km pour que toutes les stations soient comparables. Moyenne 2016-2025 comparée à la première décennie disponible (au moins 5 années).
À lire avec prudence
- C'est un indicateur indirect, pas une mesure de pollution : la poussière du Sahara, l'humidité ou un changement d'instrument font aussi varier la visibilité.
- Les creux de 1983-1985 au Sahel correspondent aux années de grande sécheresse et de poussière, pas à la pollution urbaine.
- À Nairobi, Addis-Abeba, Kigali, Lusaka, Harare, Antananarivo, Libreville et Entebbe (Kampala), la visibilité dépasse presque toujours 10 km : l'indicateur n'y détecte aucune évolution, ce qui ne prouve pas que l'air y est resté propre.
- Une baisse durable va de pair avec la croissance urbaine, mais ne suffit pas à en établir la cause.
Source : NOAA NCEI, Global Summary of the Day ; calculs Air d'Afrique, données récupérées le 2 novembre 2026.
3 derniers mois · Niveau C, modèle
Épisodes de poussière et de fumées
L'épaisseur optique des aérosols (AOD) mesure à quel point l'air voile le soleil sur toute la hauteur de l'atmosphère. Le modèle Copernicus CAMS l'estime en intégrant les observations satellites. Quand l'AOD monte sans poussière, il s'agit souvent de fumées de feux.
Chargement des données…
Source : Copernicus Atmosphere Monitoring Service via Open-Meteo (CC BY 4.0). Estimations modélisées, pas des mesures au sol.
2016-2025 · Niveau A, mesures de référence
Historique des ambassades américaines
Récupération en coursLes moniteurs des ambassades américaines ont mesuré les PM2.5 pendant une dizaine d'années dans plusieurs capitales africaines. Leur page de publication a été retirée en mars 2025, et les copies publiques que nous avons consultées ne contiennent pas les séries africaines. Nous les ajouterons dès que nous aurons pu les récupérer par l'archive d'OpenAQ.