Veille du 2 novembre 2026
À une semaine de la COP31, l'Afrique réclame l'argent de l'adaptation pendant qu'El Niño s'installe
Les négociateurs africains veulent faire du financement de l'adaptation un point à part entière de la COP31, qui s'ouvre le 9 novembre en Turquie. Sur le terrain, les premières pluies d'El Niño frappent l'Afrique de l'Est, tandis que Lagos se prépare à une saison sèche chaude et poussiéreuse.
Afrique · négociations climat · 28 octobre 2026
Le Groupe africain demande d'inscrire le financement de l'adaptation à l'ordre du jour de la COP31
Le Ghana, qui préside cette année le Groupe des négociateurs africains, a écrit au chef de l'ONU Climat pour demander trois points supplémentaires à l'ordre du jour : le triplement du financement de l'adaptation, le lien entre commerce et climat, et le financement du Fonds vert pour le climat. La COP30 avait promis de tripler l'aide à l'adaptation d'ici 2035, sans fixer de montant, de base de calcul ni de contributeurs. Les pays les moins avancés plaident pour 120 milliards de dollars par an d'ici 2030. Lors des sessions de Bonn en juin, l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Japon avaient refusé de lier ce financement à l'objectif mondial d'adaptation.
Pourquoi c'est important. L'adaptation est la priorité des pays africains, les plus exposés et les moins responsables des émissions : une bataille sur l'ordre du jour pourrait marquer l'ouverture de la conférence.
Source : Climate Home News
Ghana · 28 octobre 2026
Au Ghana, la baisse des récoltes de cacao illustre l'urgence du financement climatique
Le ministre d'État ghanéen Baba Issifu Seidu estime à environ 22,6 milliards de dollars les besoins climatiques de son pays, une somme hors de portée sans aide extérieure. La récolte de cacao 2026-2027 est attendue autour de 650 000 tonnes, contre 750 000 l'année précédente. Les négociateurs africains refusent que l'adaptation soit financée par des prêts qui alourdiraient la dette. Ils demandent aussi une voie claire pour reconstituer le Fonds vert pour le climat et le fonds pour les pertes et préjudices.
Pourquoi c'est important. Le cacao fait vivre des millions de familles en Afrique de l'Ouest : c'est un exemple concret de ce que coûte le dérèglement climatique quand l'adaptation n'est pas financée.
Source : The World (PRX)
Gabon · Afrique centrale · 23 octobre 2026
La société civile d'Afrique centrale remet sa feuille de route pour Antalya
Le réseau d'organisations de la société civile d'Afrique centrale (ROSCEVAC) a remis au ministre gabonais de l'Environnement et du Climat, Stanislas Stephen Mouba, une déclaration commune pour la COP31. Elle demande davantage de dons et de prêts concessionnels sans aggraver la dette, le triplement du financement de l'adaptation d'ici 2035 et des plans climat nationaux transformés en véritables plans d'investissement. Sur les marchés carbone, elle insiste sur les droits fonciers et un partage équitable des bénéfices avec les communautés. Le ministre a indiqué qu'il soutiendrait ces démarches.
Pourquoi c'est important. Le bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical du monde, est au cœur des débats sur les marchés carbone : la voix des communautés locales y pèse sur l'équité des futurs accords.
Source : Gabonews via allAfrica
Nigeria · Lagos · 31 octobre 2026
Lagos met en garde contre la chaleur extrême et la dégradation de la qualité de l'air
Le gouvernement de l'État de Lagos, par la voix du commissaire à l'Environnement Tokunbo Wahab, annonce des épisodes de forte chaleur, de poussière et de brume liés à El Niño et au début de la saison sèche. La densité du bâti et le manque d'espaces verts piègent la chaleur, surtout dans les quartiers informels, tandis que les groupes électrogènes et le brûlage des déchets aggravent la pollution locale. Les autorités recommandent aux personnes souffrant de maladies respiratoires de limiter leur exposition à la poussière. Elles demandent aussi aux écoles, marchés et lieux de travail d'assurer ventilation, eau potable et zones d'ombre.
Pourquoi c'est important. C'est l'un des rares avertissements officiels qui relie explicitement chaleur, poussière et pollution de l'air dans une mégapole africaine.
Source : Arise News
Nigeria · Abuja · 28 octobre 2026
Au Nigeria, la hausse des prix du gaz renvoie des familles vers le bois et le charbon
Au Forum nigérian de la cuisson propre, le ministère de l'Environnement a rappelé que le plan de transition énergétique du pays fait de la cuisson propre l'une de ses cinq composantes, et a appelé à davantage de financements concessionnels et de garanties. L'Alliance nigériane pour la cuisson propre a constaté que la hausse des coûts de l'énergie, après la suppression des subventions aux carburants, pousse certaines familles urbaines à abandonner le gaz (GPL) pour revenir au bois et au charbon de bois. Le ministère indique que l'essentiel des crédits carbone autorisés dans le pays concerne des projets de cuisson propre.
Pourquoi c'est important. La cuisson au bois et au charbon est la première source de pollution de l'air intérieur en Afrique : un retour en arrière annule une partie des progrès sanitaires.
Source : Leadership via allAfrica
Kenya · 25 au 31 octobre 2026
Kenya : alerte aux pluies torrentielles et premières victimes des crues
Le service météorologique kényan a placé de nombreux comtés en alerte, dont Nairobi, face à de fortes pluies et des crues soudaines attendues du 26 au 28 octobre. Dans la nuit du 30 octobre, une personne a été emportée par une rivière en crue dans le sud du comté de Kajiado, où la Croix-Rouge kényane mène les recherches. Le gouvernement demande aux comtés de l'ouest, de la vallée du Rift et du delta de la Tana de renforcer leurs préparatifs pour une saison des pluies d'octobre à décembre annoncée comme marquée par El Niño.
Pourquoi c'est important. Le Kenya a connu des inondations meurtrières en 2023-2024 : la saison qui commence teste ses systèmes d'alerte précoce.
Source : The Star (Kenya)
Somalie · 22 octobre 2026
Somalie : jusqu'à 3,5 millions de personnes exposées aux inondations d'El Niño
Selon les autorités somaliennes de gestion des catastrophes, citées par l'ONG CARE, 2,5 à 3,5 millions de personnes pourraient être touchées par les crues de la saison des pluies d'octobre à décembre, dont jusqu'à un million menacées d'un nouveau déplacement. En 2023, les inondations liées à El Niño avaient déplacé 1,2 million de Somaliens. Après des années de sécheresse, 5,4 millions de personnes devraient connaître une insécurité alimentaire de niveau « crise » ou pire d'ici décembre. Plus de 230 centres de nutrition ont déjà fermé.
Pourquoi c'est important. La Somalie montre comment sécheresse et inondations se succèdent et s'additionnent, un schéma que le changement climatique rend plus fréquent dans la Corne de l'Afrique.
Source : CARE
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Veille préparée avec l'aide d'un outil d'IA et relue avant publication. Les résumés sont rédigés par nos soins ; seules les sources citées font foi.
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